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Les radars ne sont pas placés pour des raisons de sécurité routière mais pour piéger les automobilistes. Vrai ou faux ?

FAUX

 

Le lieu d’implantation d’un radar est fixé dans chaque département par une commission spéciale qui établit le caractère accidentogène de cette zone en prenant en compte les données de l’accidentalité sur une période d’au moins cinq années, en application de règles statistiques bien connues, afin que les radars soient placés à l'endroit le meilleur pour sauver des vies et éviter des blessés et des handicaps. Ainsi, pour les radars installés en 2013 ou en 2014, il s’agit soit des années 2005 à 2009, soit des années 2006 à 2010. Entre la période retenue et l’installation effective du radar, il faut compter plusieurs années en raison des délais de recueil de la statistique, du respect des règles des marchés publics et enfin des travaux d’installation. Pour compenser ce délai, une fois le choix d’un site validé pour des raisons de sécurité routière, les préfets demandent aux forces de l’ordre de réaliser régulièrement des contrôles volants sur ces zones, ce qui permet parfois d’obtenir une baisse du nombre d’accidents graves sur ces tronçons avant même l’installation du radar fixe. Ces contrôles sont désormais facilités par les radars déplaçables (autonomes et embarqués actuellement mis en service).
  
 Par exemple pour les quatre radars présentés ci-dessous, le caractère accidentogène a été établi par chaque préfecture concernée avec les données suivantes sur cinq ans :
 ·        Pour le site de Port Marly (78) situé sur la RN186 : 15 accidents corporels, 10 blessés graves et 18 blessés légers ont été constatés.
 ·        Pour le site de Grospierres (07) situé sur la RN111 : 5 accidents corporels ont fait 3 morts, 3 blessés graves et 1 blessé léger.
 ·        Pour le site d’Aytré (17) situé sur la RN137 : 14 accidents corporels ont été comptabilisés avec 1 tué, 1 blessé grave et 19 blessés légers.
 ·        Pour le site d’Exincourt (25) situé sur l’A36 : 7 accidents corporels, ont fait 1 tué, 5 blessés graves et 3 blessés légers.

Aucun radar n’est donc placé en considération des recettes qu’il pourrait générer en raison des infractions commises.
 Par ailleurs, afin de prévenir les usagers de la route de la proximité d'un contrôle automatique, tout radar fixe est précédé d’un panneau informant de sa présence.

 

Pour en savoir plus, télécharger le rapport : Analyse de 72 radars

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Ministère de l'intérieur